25 Eleveurs de la région sont engagés dans notre association. Véritables passionnés, ils ont choisi de produire du Porc des Hauts Pays. Ils sont fiers de valoriser leur métier et de travailler en circuit de proximité avec les grossistes et les artisans- bouchers. Ils consacrent plus de temps pour sélectionner les porcs : les peser et les trier, en petits lots afin qu’ils correspondent à la demande des artisans. Certains de nos éleveurs ont réussi à transmettre cette passion à leurs enfants : des jeunes agriculteurs assurent la relève !

Très impliqués dans la vie associative, vous les rencontrez chez nos bouchers (lors d’animations), sur les principales manifestations de la région et même au Salon de l’Agriculture à Paris ! Tous les ans, les éleveurs rendent visite aux bouchers pour apporter un kit d’adhésion.

    Nos éleveurs


    Les cochons sont nés et élevés en région Nord- Pas de Calais. La taille d’un élevage porcin s’identifie par le nombre de truies présentes sur l’exploitation. Nos élevages sont de taille familiale, avec en moyenne 130 truies par ferme.

    Paroles d'éleveurs

    Jérôme Janssen

    Lors de mon installation en 2013, mes parents élevaient déjà du Porc des Hauts Pays. J’ai souhaité perpétuer ce savoir faire. Récemment je me suis mis aux normes bien-être, les truies sont en liberté et sur paille. Je suis fier de produire une viande de qualité, consommée par les « Gens du Nord » !

    Monique Carton

    Régulièrement, je fais des animations en boucherie pour expliquer mon métier et les critères de notre cahier des charges. J’y vais de bon coeur, les enfants peuvent caresser des porcelets et découvrir des photos de mon élevage. Le boucher et ses clients sont ravis.

    L'élevage des Porcs des Hauts Pays


    La naissance


    La truie peut être fécondée tout au long de l’année, tous les 21 jours environ. Les verrats et truies sont capables de se reproduire dès l’âge de 6 mois. Les femelles pèsent alors entre 90 et 120 kg.

    En France, la majorité de la reproduction sexuée est réalisée par insémination artificielle. Le sperme est récolté et dilué dans de l’eau distillée. Il est ensuite déposé, de préférence dans les 48 heures qui suivent, à l’aide d’une sonde, dans le col de l’utérus de la truie. Les spermatozoïdes rejoignent les cornes utérines où se fait la fécondation.

    Si cette méthode permet de féconder dans de meilleures conditions sanitaires plusieurs truies avec la semence d’un même mâle sélectionné pour ses qualités bouchères, elle n’a pas tout à fait remplacé la saillie qui est en particulier utilisée lorsque l’insémination artificielle échoue.

    La gestation de la truie dure entre 114 et 116 jours, soit 3 mois, 3 semaines et 3 jours. Le premier mois de gestation est une période délicate : les truies en gestation sont donc séparées des autres et mises, par groupes de cinq ou six de même taille et de même âge, dans des salles ou des parcs de gestation.

    Pendant la gestation, la truie a besoin de manger d’avantage, absorbant jusqu’à trois kilos d’aliments par jour. À la veille de mettre bas, son poids a généralement augmenté de près de 40 %. La mise-bas dure en moyenne 2 à 3 heures. Une truie peut avoir un peu plus de deux portées d’une douzaine de porcelets chacune par an.

    Les porcelets tètent toutes les heures et absorbent entre 20 et 30 g de lait à chaque fois, soit un litre par jour. Heureusement, la truie est une bonne laitière, capable de produire jusqu’à 12 litres ou plus de lait par jour. C’est après 26 ou 28 jours de ce régime que les porcelets sont séparés de leur mère. C’est ce que l’on appelle le sevrage.

    À la naissance, le porcelet pèse entre 1 et 1,5 kg. Au sevrage, à 4 semaines, il atteint 8 kg. À 12 semaines, son poids avoisine les 30 kg. À 6 mois, il affiche de 90 à 110 kg sur la balance.

    La croissance


    La conduite d'un élevage comprend trois périodes principales qui sont :

    • La maternité : c'est la période durant laquelle, les porcelets sont avec leur mère et se nourrissent de son lait. Cette période dure environ un mois.
    • Le post sevrage : il s'agit d'une période qui dure environ 5 semaines après le sevrage des porcelets (séparation des porcelets de leur mère). Cette période reste délicate car les jeunes animaux passent d'une alimentation lactée (lait de la mère) à une alimentation plus solide (farine ou granulés).
    • L'engraissement : il s'agit d'une période durant laquelle les animaux sont engraissés en vue de produire de la viande. Cette période d'engraissement dure environ 4 mois et permet d'amener les animaux à un poids de 110 kilogrammes de poids vif.

    Le bien-être


    Les bâtiments, modernes, de nos éleveurs doivent respecter la norme bien-être animal, qui réglemente l’espace, le bruit, l’accès à la luminosité, les truies sont en libertés.

    Les conditions de transports, d’abattage sont également strictement réglementées pour éviter tout stress à l’animal.

    L'alimentation


    Les aliments sont majoritairement fabriqués à la ferme à partir des céréales nobles récoltées par nos agriculteurs lors de la moisson (ou en cas de rachat, des agriculteurs voisins). L’alimentation des cochons doit être équilibrée, cette ration est définie avec les conseils de nos nutritionnistes partenaires.

    Au minimum 70 jours avant l’abattage, la ration est enrichie de 4 % de graines de lin qui assurent une viande maigre et moelleuse. La graine de lin est naturellement riche en oméga 3.

    Les Omega 3, c'est quoi ?


    Ce sont des acides gras dits « essentiels », parce qu’ils sont nécessaires au bon développement et au fonctionnement de l’organisme mais que ce dernier n’est malheureusement pas capable de les fabriquer. Les Oméga 3 assurent une croissance normale et interviennent dans les fonctions physiologiques de tous nos tissus. Ils occupent un rôle important dans la protection des maladies cardio-vasculaires, ils favorisent la fluidité du sang et participent au développement du système nerveux.

    Des déséquilibres importants


    Depuis quelques années, il est recommandé pour la prévention des maladies cardio-vasculaires de réduire l'apport de lipides totaux et saturés au bénéfice des lipides insaturés. Aujourd'hui dans notre alimentation, nous retrouvons d’avantage de graisses polyinsaturées à base d’Oméga 6 aux dépens de celles qui nous procurent des Oméga 3. Le rapport Oméga 3 / Oméga 6 a ainsi quadruplé en 40 ans avec des apports en Oméga 6 qui atteignent le double des recommandations et des apports en Oméga 3 qui en sont deux fois inférieurs.

    Prenons l'exemple du Porc des Hauts Pays avec un rapport Oméga 3 / Oméga 6 inférieur à 5, l'équivalent des recommandations de l’Afssa (l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments), contre un Porc Standard avec un rapport Oméga 3 / Oméga 6 d'environ 12. Ce déséquilibre constaté dans le Porc Standard s’explique par des modifications de l’alimentation animale (industrialisation et baisse des prix). C'est pourquoi, les apports en Oméga 3 des Français représentent seulement un tiers des apports recommandés, alors qu’il faudrait en consommer au moins 2 grammes par jour. Cependant il est essentiel de ne pas oublier que les repas doivent être variés et toutes les catégories d’aliments représentées, que les excès sont aussi néfastes que les privations et la quantité doit s’allier à la qualité.

    Au-delà de l'aspect "Santé"


    Les artisans Bouchers Charcutiers ont constaté qu'avec le Porc des Hauts Pays, lors de sa transformation notamment en charcuterie, il faut utiliser moins de sel qu'avec une autre viande de porc. La viande a une saveur, un petit goût de noisette.